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Un coeur à guérir
                             
                             
Combien de manières
peut-on blesser une personne,un enfant peut-être,un ami ou parfois un
correspondant.
Imaginons à quel point parfois nos mots et nos paroles,nos gestes aussi
et notre manque de sagesse peuvent marquer une personne.
Comme une plaie souvent,comme une blessure souffrante, comme ces bêtes
que l'on marque au fer et qui portent à jamais jusqu'à leur mort, le
symbole de la souffrance passée.
Avez-vous vous déjà imaginé ce que nos actes peuvent avoir comme
conséquences, comme blessures envers les gens qu'on aime.
L'amitié, la complicité, l'amour du prochain est l'une des plus belles
choses que nous puissions vivre.
Quelle joie notre coeur a-t-il quand un merci nous arrive comme un baume
sur l'âme après avoir pris le temps d'écouter un proche se confier à
nous.
De consoler ou d'encourager un autre. De dire à quelqu'un que sa
présence nous rend heureux, lui remontant le moral par le fait même.
Disons aux gens des mots de réconfort, semant à la fois le courage et
solidifiant les liens qui nous unissent. Vous est-il déjà arrivé de
mettre fin ou d'étouffer par égoïsme l'expression créatrice de quelqu'un
en lui disant bêtement: ( Tu ne réussiras pas à faire ça... C'est trop
dur pour toi... Tu n'es pas capable ou tu me déranges avec tes idées et
tes grands projets...)
Il nous est difficile parfois de concevoir
que quelqu'un puisse avoir en lui une poussée d'objectivité et une âme
de créateur, de téméraire ou de chanteur.
Peut-on dire à nos amis et à ceux qu'on aime de ne point vivre leurs
envies et de ne point encourager leur goût de vivre. Peut-on tuer dans
l'âme le goût de croître de quelqu'un en brimant sa façon de penser et
de voir la vie.
Je ne crois pas.
Point n'est besoin de vous dire que l'égoïsme est un piège cruel qui
brise le coeur de celui qui lui fait une grande place dans sa vie. C'est
un piège terrible quand la lourdeur de nos mots ne sert qu'a renflouer
notre estime de nous mêmes. Le vrai baume pour le coeur et l'âme est je
pense le réconfort à aider et à aimer ses semblables. L'âme, si elle
existe, doit sûrement être une chose qui se mesure en actes de bonté.
Elle doit sûrement aussi se dégrader en actes d'égoïsme. L'homme au sens
humain a en lui un grand besoin d'aimer et en lui demeure l'insouciance
de son coeur d'enfant.
Ce coeur est la plus belle chose que nous avons eue dans notre
vie. Laissons le donc sortir de nous et émerger souvent car il fait de
nous des adultes aimables et pleins de candeur. C'est notre coeur
d'adulte qui est souvent la cause de notre malheur et de notre égoïsme.
Respectons les capacités de nos proches de rêver, d'imaginer autre chose
que nos propres idées et ensemble acceptons les différences avec une
franche poignée de main et un sourire.
Persuadons celui qui est dans le doute que le doute n'a pas sa place et
que le courage vient avant tout de la complicité et de l'encouragement
d'amis,de frères ou de soeurs,de nous aussi!
Écoutons,écoutons sans juger ni blesser ce que notre âme nous dit et
donnons à notre coeur une parcelle quotidienne de gaieté,de joie,de
partage et sans doute que le bonheur frappera à notre porte pour guérir
notre coeur de bien des maux.
©André Julien
2002
                             
                             
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