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Maintenant tu peux partir
Oh toi! si douce à mon coeur.
Toi que la maladie a complètement démolie.
Tu restes là, étendue pendant des heures
dans une douce et lente agonie.
Oui, ma Loulou, j'aurais tellement voulu.
Depuis bien des années déjà
que tu mènes ce dur combat.
Et moi pendant un court instant,
j'ai combattu avec toi.
Je t'ai vue peu à peu laisser une partie de ta
vie...
Sans jamais exprimer ni un regret ni un soupir.
D'ailleurs, je me souviens très bien,
tu me disais souvent :
"Quand je ris, c'est pour ne pas pleurer..."
MON DIEU Loulou, j'aurais tellement voulu...
Aujourd'hui je te regarde, et pardonne-moi,
J'ai encore le goût de te retenir,
Ne m'en veux pas petite Loulou,
je ne suis pas encore prête à te voir partir,
J'ai encore plein de choses à te raconter,
Tu ne peux pas partir pour l'éternité.
Crois-moi Loulou, j'aurais tellement voulu...
Maintenant, plus le temps passe,
je vois bien avec mes yeux.
Que c'est beaucoup plus difficile pour toi,
Mais mon coeur lui, ne veut pas dire oui.
Et même si je t'aime très fort,
Je me sens égoïste de te retenir.
Tu le sais toi que j'aurais tant voulu !
Et pourtant, encore une fois, tu as eu le
dessus.
Même si je t'aime, pour toi
je brise la chaîne qui relie mon coeur au tien.
J'ai toujours fait tout
ce que tu me demandais,
Mais là ma puce, ça n'a pas été facile.
Où que tu ailles, n'oublie pas que je t'aime,
Et que je te dis merci pour m'avoir aidée
à devenir ce que je suis.
Tu seras sûrement
l'étoile la plus brillante du
firmament !
Ta grande amie, Claire xxx
© Claire De La Chevrotière |