Avant tout, j’aimerais vous faire une
petite description de qui était Sylvain
:
S= sensible, serviable, sincère
Y= yeux scintillants, plein d’amour,
romantique
L= loyal, fidèle, droit
V= vaillant, malgré sa souffrance et sa
peine
A= amour, qu’il avait tant à donner et à
partager
I = intelligent, il aimait écrire de
petits poèmes
N= nature, il aimait la chasse, et
surtout se promener dans la forêt
Ton passage sur cette terre a été trop
court
Tu n’avais que 27 ans, trop jeune pour
mourir.
Un soir, le 8 mai 1999, une terrible
chose nous est arrivée à nous, tes
parents.
Arrivée à la maison, moi, ta maman, je t'ai
trouvé couché par terre sans bouger, tu
étais tout en sang. J’ai fermé la porte,
je l'ai ouverte à nouveau, car je
n’avais pas vraiment réalisé ce qui se
passait. Tu étais là à côté de ton
téléphone et de ce maudit fusil. Tu
t’étais donné la mort. J’ai crié à ton
père, car je ne le croyais pas. Je
voulais aller te toucher, mais ton père
m’en a empêché. Là, nous avons crié,
pleuré, nous n'en revenions pas. Nous
étions tellement sous le choc quand nous
avons vraiment réalisé ce qui s’était
passé. Nous nous sommes dit : non...
non... Il ne nous a pas fait ça !
Il s’est donné la mort, il a choisi de
nous quitter pour aller vers un monde
meilleur, pour rejoindre son grand-père
paternel qu'il aimait tant.
Tu devais être très mal dans ta peau,
mal intérieurement pour avoir fait ce
choix si tragique. Tu avais le mal de
vivre, et pourtant tu avais tant de
projets pour l’avenir : avoir une femme,
une maison et des enfants, tu nous le
disais si souvent. Mais ton destin en a
décidé autrement, tu n’en pouvais plus
de vivre ainsi dans la solitude. Tu as
décidé de t’envoler à ta façon. Il y a
des blessures qui ne guérissent jamais
et ta souffrance t'a amené à nous
quitter, nous, tes parents, et tous ceux
qui t’aimaient.
On a eu si mal... Dans nos cœurs, il y
aura toujours une cicatrice pour ta
maman et ton papa qui t’aimaient
beaucoup. On a beaucoup pleuré ton
départ si soudain, sans nous dire adieu.
Mais tu as été très gentil de nous avoir
laissé une lettre pour nous expliquer
que tu souffrais tellement. Nous, nous
n'avons pu rien faire pour empêcher cette
mort si tragique.
Cher
fils, moi, ta maman, qui ai toujours de
la peine, je pleure encore en silence
ton départ quand je suis seule. Jamais
je ne pourrai oublier cette journée, je
ne peux oublier ce qui s’est passé. Tu
étais notre seul enfant et nous
t'aimions tant. Tu nous manques
tellement à moi et à ton père, c’est un
très grand vide... et la vie n’est plus
pareille. On ne peut même pas se séparer
de tes choses, ça nous fait trop de
peine.
Chaque soir, avant de me coucher, « tu
te rappelles en face de la fenêtre de
notre chambre qu’il y avait une étoile
qui brillait plus que les autres ? Pour
moi maintenant cette étoile est la
tienne. Je te dis toujours avant de me
coucher « allô Sylvain ». Je te demande
de prier et de prendre soin de nous, tes
Parents.
Un
jour viendra où on se retrouvera à
nouveau avec les anges et on sera avec
toi. D’ici là, de là-haut, cher fils,
prie pour nous. Surtout moi, ta maman
qui est très malade. Ton père aussi a
besoin de tes prières. Ça m'a pris
beaucoup de temps avant que je puisse te
pardonner, j'étais fâchée contre toi.
Mais là, je te pardonne et je te dis :
« Repose en paix et sois heureux où tu
es », car c’était ton choix.
Il
n’y a pas une journée sans que ton nom
ne soit prononcé. À travers toutes ces
souffrances, tu étais un homme au grand
cœur, courageux, vaillant, très
sensible. Tu aimais même rire, avoir du
plaisir avec la famille. On a quand même
eu du bon temps, on a ri, on a pleuré
ensemble. Ta mère et ton père, qui ont
le cœur brisé, désespéré à jamais.
Toujours aimé, jamais oublié... Que la
paix soit avec toi, nous te pardonnons
et te laissons en paix.
Ta mère et ton père qui t’aimeront
toujours, cher Sylvain xoxox