J'ai ce désir très pur d'une soeur éternelle,
D'une
soeur d'amitié dans le règne de l'Art,
Qui me saura veillant à ma lampe très tard
Et qui me couvrira des cieux de sa
prunelle ;
Qui me prendra les mains quelquefois dans les siennes
Et me chuchotera d'immaculés conseils,
Avec le charme ailé des voix musiciennes ;
Et pour qui je ferai, si j'aborde à la gloire,
Fleurir
tout un jardin de lys et de soleils
Dans l'azur d'un poème offert à sa mémoire.