Un très
médiocre pianiste explique à un journaliste :
-- Dans notre langage de musiciens, nous appelons une fausse
note un pain. -- Vous devriez songer à ouvrir une
boulangerie.
-- Comment,
demande-t-on à un psychologue, définiriez-vous un
intellectuel ?
-- C'est, par exemple, une personne qui entend l'ouverture de
Guillaume Tell, de Rossini, et qui ne songe pas,
automatiquement, à une folle poursuite dans un dessin animé
de Bugs Bunny.
Un pianiste se présente au directeur dune boîte de nuit. --
Vous savez, lui dit-il, je joue uniquement d'oreille. --
Est-ce que vous ne seriez pas capable de lire une partition
?
-- Si, mais j'ai pris l'habitude de ne pas garder mes yeux fixés sur
le piano à mes débuts, alors que je venais d'être engagé dans
un cabaret de strip-tease.
Un multimillionnaire
assiste au récital d'une harpiste.
Après le concert, il va la trouver dans sa loge pour lui
dire :
-- Je vous engage, votre prix sera la mien.
Avec un doigté pareil, vous ferez des merveilles en me
grattant le dos, quand je prends mon bain.
-- Et maintenant, annonce une dame, notre jeune fils va
vous jouer au violon un morceau que Paganini a sobrement
intitulé Etude N°6.
Je l'ai, pour ma part, rebaptisé, en raison de son
efficacité :
Adieu aux visiteurs qui s'incrustent.
Une
femme, qui a traîné son mari à un concert de musique
classique, s'émerveille . -- Frédéric Chopin est si proche
de nous, par sa musique, que j'ai l'impression qu'il me
parle.
Et toi, Paul, il ne te parle pas ?
-- Si, si, approuve son mari. -- Et que te dit-il ?
- -Oh !
fait le mari en bâillant, quelque chose comme :
Ce n'est pas ce soir que tu auras besoin d'un somnifère.
--
Comment, demande un critique à un compositeur, avez-vous
acquis ce style qui fait votre originalité ?
- Oh ! cela remonte à mon enfance. Voyez-vous :
mon père était garagiste et j'adorais aller patauger
dans le cambouis.
Mais, quand je rentrais du garage, les mains atrocement
sales, et que je m'installais au piano, ma mère ne me
permettait de jouer que sur les touches noires.
J'ai conservé cette habitude pour composer mes
vingt-sept symphonies.
Une maman
félicite son petit garçon, qui vient d'interpréter un solo de violon
:
-- C'était très bien, mon chéri.
Papa va te dire ce qu'il en a pensé, dès qu'il aura émergé de
sous les coussins du canapé, sous lesquels il s'était enfoui
pour mieux t'apprécier, sans être dérangé par les bruits de la
rue.
Dans une salle de concerts, une dame dit à une amie,
assise à côté d'elle :
-- Ce violoniste est excellent, mais je préfère
l'écouter en C.D. -- Pourquoi donc ?
-- Eh bien, surtout, parce que, lorsque j'écoute ses
disques au lieu de venir le voir, en chair et en os,
je n'ai pas besoin de m'étouffer à moitié avec une
gaine, ni de m'écrabouiller les pieds dans des
chaussures trop étroites.
Avant de commencer son concert, un chef d'orchestre saisit sa
baguette et annonce au public :
--Je vais vous demander de vous gratter la gorge, une bonne
fois, tous ensemble...
Attention, une mesure pour rien...
Un, deux, trois, quatre... Allons-y...
Bon...
Et, maintenant, je vous avertis que je ne tolérerai aucun
toussotement en solo.