Un nouvel an, de nouveaux jours
Chassent nos soucis pour toujours,
C'est au vin, au plus doux breuvage
Qu'il faudra rendre notre hommage
Oui, comme le dit la chanson, c'est
Dans l'temps du Jour de l'An.
Que
les Fêtes soient riches de joie et de gaieté, que la nouvelle année déborde de
bonheur et de prospérité et que tous les vœux formulés deviennent réalité!
Bonne Année!
Un peu d'histoire d'autrefois
Autrefois, le premier de l'an avait une place de choix parmi les fêtes. La
guignolet que nous faisons aujourd'hui vers la mi-décembre était une coutume qui
avait lieu le 31 décembre. Les hommes, généralement, passaient de maison en
maison pour recueillir des denrées pour les pauvres. On recevait surtout des
produits de la ferme qu'on distribuait aux pauvres de la paroisse.
Des enfants précédaient les guignolets pour
annoncer l'arrivée de ces derniers. Les jeunes faisaient du bruit avec des
bâtons. On en profitait évidemment pour prendre un petit verre, histoire de se
réchauffer un peu. On leur servait aussi une collation pour les aider à
continuer leur route. Inutile de dire qu'au fur et à mesure que la journée
avançait, les gais lurons étaient de plus en plus joyeux.
De très bonne heure, le premier de l'an, on
se rendait chez les grands-parents. L'aîné de la famille demandait la
bénédiction paternelle au patriarche. Le père étendait alors les mains au-dessus
de la tête de ses enfants pour leur donner sa bénédiction, signe de prospérité
pour l'année. On oubliait alors toutes les rancunes qu'on avait pu avoir et on
recommençait l'année en beauté. Ensuite, on faisait la tournée en souhaitant une
bonne année à tous et bien évidemment, il était de coutume de souhaiter le
paradis à la fin de tes jours. Tout le monde devait souhaiter bonne année et
embrasser toute la maisonnée...
Les cadeaux étaient offerts au Jour de l'An.
Ils étaient simples et pratiques. On donnait du linge, des fruits, des bonbons,
du sucre du pays et parfois des jouets aux plus petits. A cette époque, on
allait à la messe le matin du Jour de l'An. En sortant de l'Église, on en
profitait pour souhaiter bonne année aux connaissances sur le perron de
l'église. Ensuite, certains allaient souhaiter bonne année à leurs
connaissances, ce qui pouvait durer toute la journée. De retour à la maison, on
prenait un bon repas et ensuite venait la veillée avec les histoires, les
chansons à répondre et la danse, tout ça arrosé de petit blanc ou de caribou.
À la fin de la veillée, tout le monde
rentrait chez soi, pour prendre un repos bien mérité.