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PASSE
LE TEMPS MAIS PAS LES TOURMENTS
2005 touche à sa fin
Je hurle encore de chagrin
L'année du plus terrible cauchemar
Plus de trois cents jours depuis ton
départ.
2006 va s'annoncer
À jamais tu vas me manquer
Croire que l'on va pouvoir tourner
la page
N'est qu'un stupide mirage.
Parfois je vis dans le déni
Peut-être pour oublier que tu es
partie
Ce n'est vraiment pas une vie
Que d'avoir perdu son enfant chérie.
Cette année sans toi sera ton
premier anniversaire
Un an de plus que l'année dernière
Vingt-quatre ans tu auras acquis
Mon dieu, comme tu as "grandi"!
Quelques jours plus tard viendra
cette date fatidique
Recommenceront ces instants de
panique
Le trouble intense de ton absence
L'immense déchirement de ta non-présence.
Oh! Ma poupée, je sens bien que tout
va continuer
Chaque jour je devrai supporter
Ce mal qui me ronge les entrailles
Libérez-moi de ces terribles
tenailles.
Je hurle à l'injustice
Je ne veux plus supporter ce
supplice
Tuez donc cette misère
Qui sans cesse me désespère.
Ou vais-je trouver le courage
D'avancer encore au milieu de cette
rage
Seule la vision de ton visage
Me laissera un merveilleux message.
Je vous en prie, montrez-moi le
chemin
Je ne veux plus de ce chagrin
Je ne supporte plus ces larmes
brûlantes
Qui à répétition me hantent.
Reviendront ta fête, la Toussaint,
Noël
Constamment les mêmes lancinants
rappels
Je tourne et j'avance en rond
Vers le point de départ le plus
profond.
C'est un éternel recommencement
Le désespoir de chaque instant
Libérez-moi de ces horribles chaînes
Qui m'emprisonnent dans la peine.
Je prendrai bien cette direction
Là-bas très loin vers la mer,
l'horizon
Trouver les ondes de l'infini
Là où tu te tiens, ma chérie.