Partir
Comme une brume poussée par une brise matinale
Les pieds dans la rosée du matin
Les yeux perdus dans le bleu du ciel
Mourir au printemps
Partir
Comme le murmure d'un ruisseau, le chant d'un oiseau
Le bruissement du vent dans les feuilles
Je me perds dans un rayon de soleil
Mourir en été
Partir
Comme un petit nuage blanc suivant le vol des outardes
Les mains tendues comme pour retenir l'été
Qui ne reviendra plus
Oh! mon Dieu
Mourir en automne
Partir
Comme un flocon de neige porté par le vent
Qui ne sait où il va se reposer
Mais qui trouvera enfin sa place dans ce monde
Mon esprit qui vagabonde
Mourir en hiver
Partir au quatre saison,
Mourir au quatre saison
Où est la différence
Partir n'est t-il pas mourir un peu?